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 BELMONSTEIN Richter

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Nikolai Markov

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Messages : 167
Âge : 21


Fiche Informative
Sexe: Masculin
Type: Inconnu / Neutre
Réputation:
10/1000  (10/1000)

MessageSujet: BELMONSTEIN Richter   Jeu 21 Mai - 15:57

Ma vie, mon histoire

Belmonstein Richter (William est son deuxième prénom, mais il ne l'utilise jamais.)
Humain
37 ans
Verseau
Masculin
Étasunien
Chicago, Illinois, États Unis d'Amérique

Feat. Max Payne, Max Payne 3, Rockstar Games.
Heh … C'est bien la première fois qu'on me demande de raconter ma vie. D'habitude, quand quelqu'un rentre dans mon bureau, c'est plutôt pour me raconter leur vie … Et vous voulez le grand ramdam, c'est ça ? On va commencer au début alors. Le temps de me verser à boire …

Voila. Comme vous le savez déjà, je m'appelle Richter. Richter William Belmonstein pour être complet. Le prénom vous surprends ? Grand papa a eu la bonne idée de vivre à Dusseldorf.  Il était à Sedan le papy. Mousquet, baïonnettes … Avant qu'on devienne des sauvages … Il est venu ici après la guerre. Il a rencontré ma grand mère et a eu un fils unique. Salomon. Mon père, du coup.

Un brave homme mon père. Boucher kasher. Il a rencontré ma mère assez jeune et a eu assez rapidement mon frère, Freidrich. Mais c'était avant la Der des Der, comme ils l'appelaient en France. Il s'est senti obligé de la faire, pour montrer aux voisins qu'on était de vrais américains. Le pauvre. Bon, personne est taillé pour la guerre. Mais lui, encore moins. Quand il est revenu, c'était plus le même homme. Distant. Comme si au final, il avait laissé un morceau de lui en France.

Enfin, j'ai jamais connu la différence, je suis né trop tôt pour me souvenir de comment il était. 20 Janvier 1917. Pas besoin de me souhaiter bon anniversaire.

Pas facile de grandir en tant que sale Jerry et de sale youpin. Mes parents comprenaient pas ça. Pourquoi j'étais un petit con. Mais ça, c'est un truc que j'ai vite compris dans la vie. Tu peux pas forcer les gens à t'aimer. Alors ce que tu fais, c'est les forcer à se taire. J'étais pas vraiment un méchant, plutôt un dur. Une bagarre de temps à autre, histoire de leur faire comprendre qu'il fallait pas chier dans mes bottes. C'est devenu encore plus dur dans les années trente.

Ca me fait rire, quand j'y pense. Moi, un descendant de juif allemand, qui allait toutes les semaines … Non, plutôt tout les trimestres à la synagogue. Je me faisais traiter de sale Nazi. Quand même. Les même gens qui trouvaient que la façon dont les pauvres juifs étaient traités passaient leur temps a insulter ceux qui avaient un nom un minimum allemand. Même quand j'étudiais le droit on me cassait les pieds, c'est dire.

Après, je dis pas. Mon père et mon frère en ont profité. Se faire passer pour des pauvres victimes. Merde quoi. On était pas dans un gettho. Mais ça fait marcher les affaires.

Quand le gros Roosevelt s'est décidé à nous faire entrer dans la danse, après Pearl Harbor, papa ne voulait pas qu'on y aille. Freidrich disait que c'était son devoir de juif. Pour moi, c'était différent. A cause de ces salauds de Nazi, je m'étais fait emmerder pendant une partie de ma vie. J'pouvais pas faire payer les p'tit cons du pays. Alors j'y suis allé aussi.

Si je regrette ? Assez. Pourquoi ? Facile, je vais vous le décrire en trois mots. Omaha, Bulge, Buchenwald.

Mon frère … Freidrich à eu de la chance. Il s'est prit une balle dans la jambe sur la plage. Rentré directement. Oui, j'appelle ça de la chance. Beaucoup de gens parlent de l’héroïsme de la guerre. Comme quoi ça rends les hommes meilleurs. Beaucoup de gens n'ont aucune putain d'idée.

La Bulge. Franchement. J'en rêve encore la nuit. On raconte que c'est la bataille la plus sanglante de notre histoire. J'suis d'accord. Mais j'ai survécu. C'est même pas là que j'ai vu le pire. Et j'ai vu des gens se faire transformer en passoire à coté de moi.

Après la Bulge, j'ai été rattaché au 89ème d'infanterie. On est arrivés les premiers à Buchenwald. J'ai vomi. Je pensais être un dur. Je pensais avoir tout vu. Mais non. Certes, je sais que les rouges ont vu pire. Mais c'était trop pour moi. C'était des animaux quoi. J'en ai même vu un, un nazillon de merde, se libérer de ses liens une nuit pour attaquer un ancien prisonnier. Il était en train de lui arracher la jugulaire, au pauvre gars. Le temps que j'aille chercher de l'aide, il n'y avait plus personne. Ils ont dit que j'avais décaroché. Ils ont peut être raison d'ailleurs.

Sauf que ce chelou est réapparu quelques jours plus tard quand j'étais seul en patrouille. J'lui avait dit de se mettre a terre et de se rendre. Il m'a foncé dessus ce con. L'enfoiré le plus rapide que j'ai pu voir de ma vie. Mais pas plus rapide que mes balles. Vous avez vu ce que ça fait un chargeur de Thompson vidé dans le gras d'un homme. Moi oui. De la purée. Et pourtant, le con, il continuait a avancer. Heureusement, même les nazi meurent quand leur tête ressemble a du tapioca. Je sais, c'est un crime de guerre, tuer un prisonnier. Mais vous pensez que quelqu'un va pleurer un salopard de nazi ? Moi non plus.

J'en ai parlé a mon supérieur. J'avais lu Dracula avant la guerre. Vu Nosferatu aussi, malgré l'interdiction. Vous allez me prendre pour un cinglé. Mais moi, je me dis. Ce SS, je l'ai vu boire du sang. Je l'ai vu courir aussi vite qu'un char. Je l'ai vu absorber les balles comme si c'était des billes de fronde. Mon cœur me crie « C'était un vampire Richie. Un putain de vampire. » Mais le chef a dit autre chose. Et il a aussi dit qu'il fallait pas que je raconte à d'autre des histoires à dormir debout, question de moral. Alors j'ai essayé de me convaincre. Des fois, je crois à mes propres mensonges. Mais au final, je sais que c'était pas naturel.

Depuis que je suis rentré … C'est dur. J'ai plus trop de contact avec ma famille. Ils ont voulu m'aider. Mais c'est pas possible. J'ai fini mes études. J'ai ouvert mon cabinet il y a deux ans. J'ai que l'alcool et les cigarettes pour me tenir compagnie.

Je comprends mon père maintenant. Richter Belmonstein est mort quelque part en europe. Seule son ombre est rentrée

Métier : Détective privé
Affiliation : Lui-même

Ambitions & Réflexion

Taille : 182 cm
Corpulence : Gras et musclé
Cheveux : Normalement noirs, rasés
Yeux : Marron sombre
Signe(s) Distinctif(s) : Une bonne barbe des familles qui commence a grisonner, moult cicatrices sur le corps, tremblements du bras droit.
Style Vestimentaire : Pratique mais assez classe, si vieux, souvent un costume élimé, parfois un chapeau. Toujours un holster avec un pistolet.
Que dire sur monsieur Belmonstein que vous ne sachiez pas déjà ? Je commence a croire qu'aller le rencontrer était une perte de temps. Comme vous avez pu le voir, l'individu est toujours en proie à des pulsions auto-destructrices. Alcool, tabac et une absence presque totale d'instinct de préservation. L'homme semble courir derrière les affaires les plus dangereuses, mais son sens du devoir, aussi tordu soit il, semble le pousser à toujours donner le meilleur de lui même et à survivre malgré les difficultés, alors qu'abandonner et mourir serait bien plus facile.

[...]

Il m'est difficile de cerner totalement l'individu. Est-il une âme noble brisée par les événements et tentant de ne pas laisser le vide s'emparer de lui ou, au contraire, un homme assoiffé de violence et de sang (au sens figuratif du terme) réussissant tant bien que mal à cacher sa nature derrière un vernis de civilisation ?

[…]

Comme indiqué plus haut, l'alcoolisme de l'homme semble avoir progressé depuis la dernière fois. Le tremblement dans sa son bras droit semble s'être amplifié et ne diminuer que quand l'homme à ingurgité une certaine quantité d'alcool. Cela peut être un soucis si l'homme devait se battre et viser avec une arme à feu.

[…]

Comme l'indique mon rapport, l'homme n'est pas extrêmement courtois et poli. Cela est peut être du au fait qu'il se soit rendu compte rapidement que je n'étais pas un client, mais il semble en tout cas bien trop à l'aise avec l'art de sauter aux nerfs des gens et de lâcher grossièretés sur grossièretés pour que ce soit un trait mineur de sa personnalité.

[…]

Pour en venir au sujet de ma visite, l'individu à encore une fois refusé. Je cite : « Si vous aviez été avoir moi, vous auriez vu que nous autres humains sommes les plus gros enfoirés que cette terre ait jamais porté et je suis sur que les monstres que vous chassez ne sont pas pire que nous. J'ai déjà donné 4 ans de ma vie à lutter contre les vrais monstres, alors comptez pas sur moi pour aller mourir dans votre croisade, merci bien. »



Maybe I should cry for help... ♪
Maybe I should kill myself...
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